15/09/20 jour de ma renaissance {sleeve}

Il y a plus de 2 ans je vous écrivais ou plutôt je vous annonçais ici mon projet de chirurgie bariatrique. Moi qui pensais à l’époque que tout irait très vite mais c’est bien connu on ne fait pas toujours ce que l’on souhaite.

1 an de suivi, mon opération était programmé pour août 2018 … et puis la Maman de mon Amoureux est décédé brutalement. Des images qui restent 2 ans après gravés en tête.

Il m’était impossible d’imposer à mes filles, à mon mari leur mère, sa femme à l’hôpital avec ce que nous venions d’endurer. Nous avons vu longtemps l’hôpital comme un endroit où nous y mourions … J’ai laissé passé un an, histoire de me sentir prête. L’opération n’est vraiment pas un acte anodin et il faut vraiment vraiment être prêt pour sauter le pas. Sauf que … j’ai appris après qu’après l’accord de la sécurité sociale il y a un délais de 6 mois pour se faire opérer. Au delà il faut recommencer tout le protocole de suivi. Et c’est ce qui m’est arrivé …

J’aurais pu laisser tomber, j’aurais pu me décourager mais tous ces mois passés n’ont fait que renforcer mon envie, mon besoin de me faire opérer. Je m’étais battue pour faire tous mes examens, mes suivis. J’ai rappelé le secrétariat de mon chirurgien qui entre temps était parti en retraite. Décidément je recommençais vraiment tout du début. Nouvelle chir, une femme – jeune et dynamique. Un peu brut de décoffrage mais qui au moins ne me vend pas du rêve.

Cette opération n’est pas une baguette magique. C’est un tremplin, une chance à saisir qui comporte aussi des risques : hémorragies, fistules, dénutrition, carences … Mais rien à nouveau ne pouvait m’arrêter. J’étais prête !!!

Sauf peut être un truc ce foutu COVID (moi je n’aime pas l’appeler la COVID) qui forcément à stopper mon suivi au printemps. Heureusement en mai lors du deconfinement j’ai pu retourner voir ma chir qui m’a annoncé envoyer mon dossier en commission. Une équipe pluridisciplinaire qui étudie votre dossier (j’avais même rajouté une petite lettre de motivation pour expliquer ma non opération en août 2018) Je pensais que ça serait super long pour avoir une réponse et puis finalement je reçois un mail au bout d’a peine 1 semaine sur mon espace Ameli.

J’ai chaud, les mains moites, le cardio à 1000 à l’heure. Je lis « acte avec des chiffres des lettres » avons émis un avis favorable. Google est mon ami est me dit que ce code signifie opération bariatrique. J’ai peur de mal comprendre, de m’enflammer comme lorsqu’on reçoit ses résultats scolaires. C’est sûre ? C’est vraiment sûre ! J’appelle la secrétaire, je suis euphorique ! Elle me rappellera quelques jours après pour m’annoncer la fameuse date :

15/09/2020 jour de la fête de ma cadette – joli signe !

Il faut tout préparer, très vite ma valise est prête dans le dressing. Je prends quelques petits + pour me sentir comme à la maison. – un coussin d’allaitement pour se caler – un brumisateur pour la bouche sèche au réveil – une rallonge électrique pour le téléphone – mes doudous, les petits mots de ma famille – mes amis – un joli plaid – une guirlande multicolore à piles

Un mois s’écoule entre l’annonce de la date et l’opération. Je me trouve plutôt sereine malgré quelques petites poussées de stress de temps en temps. Je réalise gentiment que j’arrive au bout de ma 1ere étape : la préparation.

Mais ce COVID me prive, me bouffe de ces derniers jours. Je fais le test PCR (le fameux coton tige dans le pif) le vendredi. Je m’en fais une montagne, je suis dans ma voiture et je ne veux pas descendre. Je prends mon courage à 2 mains et go attendre mon tour où un vieux machin viendra me postillonner dessus en me demandant des renseignements. Dans ma tête je me dis : « je viens je suis négative et si ça se trouve en 2 min il va me l’avoir refiler ! » Je suis tendue comme une arbalète !

Voilà mon tour, nous sommes dans un garage (?) une chaise en plastique – je pose mes fesses, je respire un dernier grand coup et je me laisse faire … Hum c’est juste ça ? Ouf, vraiment rien de méchant ! Ce qui me stresse le plus c’est ce que le l’employé du laboratoire va m’annoncer : « – Pas sûre du tout que vous ailliez vos résultats mardi ! Nous sommes débordés ! – OK d’accord je veux bien l’entendre mais je dois savoir lundi j’entre à la clinique. – Vous pourrez entrer à la clinique lundi mais si vous êtes positive vous ne serez pas opérée mardi. – Je peux quand même regarder des demain en ligne s’il y a les résultats ? – Si cela vous fait plaisir … » Comment vous dire que c’est attente a été interminable.

Je faisais bonne figurine mais vraiment jusqu’au bout du bout j’ai eu peur. Et si j’étais asymptomatique ?

Samedi soir, un grand Ouf de soulagement : NEGATIVE !!! Cette fois c’est bon je peux enfin boucler ma valise, regarder si mon dossier est complet. Un dernier bain le dimanche, je ne dormirais pas trop mal finalement.

Le lundi je suis attendue à la clinique à 16h30. Mon amoureux m’accompagne mais c’est moi qui conduit car il a bossé le matin et que nous avons 1h de route. Et là j’ai la vraie montée de stress. Je passe presque une heure à pleurer. On parle de nos angoisses, de notre couple à l’épreuve de la sleeve, de ma peur de ne pas me réveiller, des complications.

La veille j’ai écris mes directives anticipées en lui disant mais si je meurs je ne sais même pas ce que je veux. Dons d’organes ok. Incinérée mais pour aller où ? A part Disneyland Paris ? Je rigolais à peine en disant ça. Enterrée avec mes grands parents mais trop loin de la maison si les filles veulent venir sur ma tombe. Bref ce n’était pas jouasse dans la voiture !!!

Arrivés à la clinique je sèche mes larmes et la pression retombe. Je découvre ma chambre. Ma blouse pyjama et mon flacon de Betadine m’attendent déjà. Une petite prise de sang, prise de tension, check de dossier. On prend les dernières photos de face, de profil, de dos ! Mon amoureux rentre à la maison retrouver. J’en profite pour m’installer et sortir tout mon petit bazar qui … Aura le mérite de faire rire toute l’équipe même la chir !!! J’ouvre le cadeau de mon Piou : un cahier regroupant tous les petits mots de nos proches qu’elle a recueilli elle même et à nouveau ce sont les chutes du Niagara. Trop d’émotion décidement ! Je suis toute seule dans ma chambre mais je reçois tellement de petits mots adorables qui me boostent et me rendent fière. Je suis là j’y suis, ce sont mes dernières heures dans ma vie d’avant. La fille pas très belle mais sympa, la rigolote.

Est ce que je vais enfin faire la paix avec ce corps ?

La chir passe me voir en fin de soirée en m’annonçant que je passerais au bloc en début d’après midi. Moi qui rêvais de passer des 7h30 c’est râpé ! Je me pose devant l’amour est dans le pré avec la 1ere douche à la betadine à la pub ahah ! Ce que je déteste l’odeur et l’effet paille sur les cheveux … mais pas le choix !!! On frotte, on frotte en insistant bien derrière les oreilles et ce n’est pas moi qui le dis !

Dernier repas du condamné lol

Un petit dodo et un réveil en fanfare vers 6h00 pour le check up ! 2eme douche à la betadine, passage de l’équipe qui m’annoncera passage au bloc à 12h40.

Une infirmière spécialisée dans la prise en charge de la douleur entre dans la chambre et me propose un massage du visage. Le pied !!! Je suis détendue c’est très étrange. Elle repassera 2 autres pendant mon hospitalisation, une jolie vraie rencontre. La seule personne avec qui je m’autoriserais à craquer et pleurer.

Je regarde la TV, mon portable, je fais des stories en mode blagounette et puis ça toc …

Ça y est, on vient me chercher – c’est mon tour pour de vrai !

J’ai peur ça y est ! Je descends au bloc à pied avec mon dossier sous le bras. Pas de brancard, pas de fauteuil roulant. On me fait patienter dans une salle d’attente entre les différents blocs. Moment très étrange j’entends tout, des bruits d’instruments et en même temps je ne vois rien – Myopie pas de lunettes au bloc. Je n’aime pas cette impression. Une infirmière vient me chercher et je lui demande si je peux partir en courant. Elle me dit qu’il est encore temps. Je lui réponds quand même que ce serait finalement dommage de ne pas aller jusqu’au bout.

Je prends place sur cette magnifique table d’opération en presque position gynécologique. Euh les gars je viens pour une sleeve pas pour une ligature des trompes hein !!! C’est étrange donc les jambes écartées, la chirg assise entre mes jambes et la table sera ensuite relevée pour me retrouver dans une position semi assise. En attendant il faut me poser le cathé … ils s’y reprennent à plusieurs et plusieurs fois. J’ai du mal à me détendre.

Une infirmière au loin dans le bloc allume une enceinte et me propose si je veux écouter quelques choses de particulier. Je demande si elle a du Juju Doré of course ! Je finirais finalement m’endormir sur Barracuda II qui désormais à chaque écoute me file des frissons de dingue.

J’ai perdu la notion – Je me réveille – je revois l’anesthésiste assis sur un brancard à côté de moi. Je me souviens lui avoir dis 2 filles et 2 âges (ai je donné les bons ? Aucune idée) je somnole, je vois la forme de la pendule au loin mais toujours impossible de lire l’heure. J’ai extrêmement mal dans le dos, presque plus que dans le ventre. Je le dis à l’infirmière qui me dit d’évaluer ma douleur. J’ai vraiment très très mal. J’insiste mais elle me dit qu’elle m’a déjà donné de la morphine qu’elle ne peux pas m’en redonner plus. L’attente est pour moi interminable. Je ne suis pas bien au bloc les bips bips m’agressent, m’angoissent. J’ai les bottes de contention qui gonflent – dégonflent toutes les 5 mins à tour de rôle. J’entends un petit garçon en train d’être extubé. Je me dis que Ouf je n’ai pas ressenti ce moment, pas de douleurs ça gratouille juste dans la gorge.

Je suis de plus en plus mal, j’essaie de bouger un peu pour enlever cette sensation d’écrasement, de pincement dans mon dos à gauche. Elle me débranche enfin ! Je n’ai jamais été aussi contente de partir d’une salle de réveil. J’en garde vraiment un très mauvais souvenir.

J’arrive dans ma chambre et l’infirmière qui me prend en charge pour remettre ma surveillance me demande si j’ai un mari angoissé car c’est la 3eme fois qu’il appelle le service. Il est 18h je crois.

La chir passe et me dit que l’opération s’est très bien passée, qu’il n’y a pas eu de complications. Elle regarde mes pansements qui sont propres et me dit à demain.

La nuit sera compliquée mais c’est fait …

à suivre

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Activité : Tri des couleurs

Le samedi 14 mars en sortant de mon rdv mensuel de la diététicienne, je m’étais arrêtée chez Action pour reprendre quelques bidouilles d’activités manuelles pour Bébé. Le confinement était alors annoncé pour 15 jours à partir du lundi qui suivait.

Depuis et bien … on innove, on tente de proposer des activités différentes avec l’aide la maîtresse. On a une chance inouïe d’avoir un grand jardin et surtout d’avoir le soleil avec nous depuis le début du confinement.

En petite section, j’ai tellement l’impression que le programme, les enjeux sont si vastes !!! De la motricité, du vocabulaire, les couleurs, les formes, la notion d’espace, la numération, la sociabilisation (bon là je ne pourrais rien faire :p), le graphisme …

J’ai eu idée de proposer une activité toute simple :

  •  de choisir un support d’une couleur dominante (tissu, carton, …)
  • de proposer à l’enfant d’explorer la maison et de ramener des objets de la vie quotidienne ou encore dans ses jouets tous les éléments de la même couleur.
  • les disposer sur cette même surface

L’activité permet de repérer et différencier les couleurs, de dialoguer et d’enrichir le vocabulaire.

Voilà le résultat chez nous, tout en couleurs

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DIY : Balle Anti Stress

L’ambiance actuelle m’a donné une petite idée avec l’activité d’hier : les perles d’eau ici

La réalisation en 5 min top chrono d’une balle anti stress

Il vous faudra :

◊ Des perles d’eau bien sûr, comptez une vingtaine à peu

◊ Un ballon de baudruche

◊ Une bouteille vide

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Remplissez la bouteille de perles, fixez le ballon au goulot et zou’ retournez la bouteille, plus qu’à faire un nœud … et vous défouler !

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Activité manuelle & sensorielle : les perles d’eau

Le matériel :

♥ des perles d’eau : on en trouve chez Cultura, dans les magasins de loisirs créatifs et bien sûr chez Amazon : compter environ tout juste 10€ pour 40.000 perles (je peux vous dire que ça en représente un paquet une fois gonflées)

♥ des récipients : ça peut être tout et n’importe quoi, pas besoin d’investir. On peut prendre la dinette, des bouteilles de lait-eau, des bouteilles de shampoing, des bouchons, une passoire, des récipients de différentes couleurs.

♥ des ustensiles : pour la manipulation. Pareil on peut utiliser la dinette, des cuillères, des pinces (comme de grosses pinces à épiler), des louches.

Comment ça se présente concrètement ?

 Ce sont de toutes petites billes d’eau – de gel en réalité qui sont déshydratées. En les prenant en main, nous allons avoir l’impression qu’il faudra en mettre beaucoup, que nenni en fait, Warning ! Les perles vont tout simplement gonfler au contact de l’eau. Comptez environ 8h d’infusion pour que les perles atteignent leur taille adulte. J’ai fais le choix d’arrêter avant pour que la motricité soit plus fine et rigoureuse.

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Bébé Bouille n’en pouvait déjà plus le temps que les perles infusent alors quand elle a eu le feu pour y toucher, ce fut l’extase. Vous vous rappelez quand l’héroïne du film d’Amélie Poulain énumère ses petits bonheurs : glisser la main dans un sac de graines, faire croustiller la croute du pain. J’ai vu dans ses yeux, dans sa gestuelle la même émotion. Malaxer, presser, découvrir la sensation d’humidité – de froid, observer les nuances de couleurs, …

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Je l’ai laissé découvrir en jeu libre. Elle a transvasé d’un récipient à un autre, touillé avec la louche, s’est servi de ses cuillères … Les enfants adorent jouer à la dinette mais si on leur rajoute de la matière vous pourrez être sûres qu’ils seront captivés un long moment. Puis par la suite, j’ai proposé à Bébé Bouille de trier les perles par couleurs en fonction de la couleur de ses assiettes. Chose pas facile car ça glisse et c’est difficile à attraper hihi !!!

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L’intérêt est de faire travailler la motricité fine. Vous pouvez proposer à votre enfant différentes tailles de bouteilles, l’exercice sera pour Loulou de remplir les bouteilles et de viser dans les goulots de différents tailles. Vous verrez sans doute des petits bouts de langue dépasser.

Surtout un conseil : lâchez prise sur le bazar que ça engendre car oui … ça rebondit !!! L’idéal si vous avez un jardin

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Attention l’addiction et le bonheur procurés fonctionnent aussi chez les ados !

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Une fois l’activité terminée, vous pouvez conserver vos perles dans un bac hermétique avec de l’eau à l’intérieur sinon elles se dessécheront et reviendront à leur taille initiale. Le seul risque c’est qu’elles déteignent à la longue.

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J’attire votre attention sur la dangerosité néanmoins de l’utilisation de ces petites perles avec des tout petits. Cette activité doit se faire sous la surveillance d’un adulte pour éviter le risque d’ingestion.

Vous pouvez nuancer l’idée de transvasement avec des pâtes de différentes sortes, de la semoule, du riz qui peut être colorés via des colorants alimentaires, de l’eau …

Amusez vous bien !

Cette parenthèse inattendue …

La semaine dernière avec ma collègue (chérie d’amour – elle sera contente de le lire) on s’est dit : « ça ne sent pas bon » – on va désinfecter tous les jouets, les poignées de porte, nos crayons, nos placards … sans s’imaginer de la tournure que ça allait prendre. Jeudi soir, on a tous fait un bon dans dans notre canapé et vendredi soir on disait aux enfants de la crèche : « à bientôt, à la prochaine » Totalement irréel ….

Je suis donc officiellement à la maison avec mes filles depuis lundi. Lundi fut une journée compliquée, pleine de stress ponctuée de réunions de crise. Crèche – service public – accueil des enfants du personnel de l’hôpital … Finalement retourner travailler ? Qui ? Quand ? Où ? Il se trouve donc que je suis une liste des personnes réquisitionnables si la situation devait virer en jus de boudin car la crèche serait ouvert jour et nuit.

Bref c’est un drôle de sentiment que d’être à la maison. L’angoisse fait les montagnes russes. On tente de lâcher BFM, les réseaux sociaux mais c’est dur. On discute avec les copains, on garde le lien, on échange notre angoisse et puis on partage aussi des petits images rigolotes histoire de 😉 Mais l’angoisse est la plus présente le soir au coucher, à la tombée de la nuit … comme les enfants. Je ne trouve pas le sommeil, je me fais des scénarios … parce que j’ai peur pour les miens. Et que si j’ai la chance d’être à la maison ce n’est pas le cas de l’Amoureux. Il m’a toujours dit en parlant du magasin : « Tu verras si un jour il y a la guerre ils se boufferont les uns & les autres » Et bien en Mars 2020 on en est là … Des scènes inimaginables sans aucun respect pour le personnel exposé à un risque énorme. Je frémis donc à chaque jour qui passe qu’il ramène malgré lui ce p’t*** de virus. Vous me direz bien :  » Mais vous êtes jeunes !!! » oui mais … 3 pathologies au derrière pour nous quand même.

Mais justement je me bats pour ne pas me laisser sombrer dans la psychose alors j’ai fais lundi soir avant d’aller me coucher une petite liste des choses sympas qui m’était arrivé dans la journée. Je veux me persuader que dans chaque journée pourrie se cache de doux souvenirs à garder précieusement :

  • Lundi matin, j’ai eu mon Papa pendant une heure au téléphone. Je voulais lui donner de mes nouvelles concernant le travail et puis sans mauvais jeux de mots prendre la température de mon Papa qui est une personne à haut risque. Envie de rabâcher inlassablement ~ Prends soin de toi, pas d’imprudence ~ mais je crois que je peux avoir confiance, il saura rester raisonnable. Ce petit moment était vraiment chouette, ça m’a fait du bien.
  • Mes collègues que j’aime d’amour. Notre trio ♥ 2 nanas en or qui ont tout de suite voulu m’épargner, me protéger au travail, prêtes à prendre mon tour dans la réquisition. Dans ces moments, on rêve toutes de rester auprès de nos familles, de nos enfants. Si les gens ont prouvé que l’être humain était gratiné, elles m’ont prouvé que la solidarité existe encore.
  • Cette même nana qui m’a proposé d’aller faire des courses pour dépanner mes parents, de ne pas hésiter qu’elle déposerait les courses au portail. Ça fait du bien de savoir qu’on peut compter des gens en or. Même si chaque semaine (jour?) fini en bataille de paillettes, pâte à sel, confettis à la crèche.
  • Observer ma Bébé Bouille appliquée dans son coloriage Minnie
  • Espionner mes nanas sur TikTok à se faire des chorégraphies improbables et les entendre rire aux éclats.
  • Recevoir un petit colis précieux que j’attendais mais persuadée que la Poste ne passerait plus.
  • Avoir pris le temps de faire un masque pour mes cheveux

Tous les jours, je veux prendre cette petite habitude là. Prendre 5 min, un petit carnet et noter ces petits bonheurs du jour.

J’ai décidé de me faire des listes aussi ! Mais des listes pas barbantes, des trucs sympas à faire … dont on a jamais le temps – pris dans le tourbillon de la vie. Comme …

Tenir un bullet journal comme quand j’étais ado, avancer dans l’album photos des filles, méditer, m’occuper de mes précieux cailloux, apprendre à écouter mon corps, prendre le temps pour me poser et lire, me faire des paniers virtuels en ligne, penser aux garde robe pour le printemps de la famille, organiser une grande réunion de famille cet été, continuer d’avancer dans les préparatifs de nos 10 ans de mariage, bidouiller sur le logiciel d’architecte et continuer d’imaginer notre maison, fouiner des idées d’activités pour Bébé Bouille, envoyer des sms, appeler nos proches, ….

Profiter de ce ralentissement dans nos vies trépidantes où nous sommes toujours trop fatigués, trop pressées. Toujours trop trop …

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Projet d’une vie : notre Maison

Nous avons adopté notre maison il y bientôt 9 ans. Elle ne payait pas de mine à extérieur. Son petit portillon à l’entrée nous obligeant à baisser la tête nous laissait imaginer entrer dans une maison de petits lutins.

A l’intérieur pas forcement à notre goût mais c’était habitable comparé à tout ce que nous avions pu visiter jusque là. Certaines maisons n’avaient que les 4 murs, pas de sanitaires ou encore à l’ancienne au fond du jardin.

Nous ne sommes pas bricoleurs pour un sou et avec une petite fille de 4 ans à l’époque, nous nous sommes dit que ce c’était le bon choix. Que nous aurions le temps par la suite de la mettre à notre gout.

Sauf que depuis un peu plus d’un an, cette maison on ne l’a supporte plus. Tout ce qui nous faisait craquer : les vieilles poutres, la cheminée, les pierres. On ne les supporte plus. Nous nous sommes même mis dans les recherches, dans les visites d’autres maisons … sans savoir où nous voulions aller avec tous nos paramètres à prendre en compte.  Je ne sais pas comment l’interpréter ou plutôt si ! Trop de choses négatives ces derniers temps, ces derniers et l’envie de renouveau ! L’envie d’un nouveau souffle. Besoin de rentrer le soir et de se sentir dans un cocon et pas dans un endroit où l’on étouffe.

Nous avons décidé pour le confort de tous : Bébé Bouille qui faisait sa 1ère entrée en maternelle, Piou qui aime son collège et son cercle d’amis, l’Amour et la stabilité de son taf, moi et mon CDD … de jouer la sécurité et de retaper notre maison.

Cela fait rire tout le monde mais nous rêvons d’une maison presque témoin. Quelque chose d’épuré, de clair, de désencombré (moi l’acheteuse compulsive !) Pas une maison sans charme mais quelque chose qui nous change de ce nous avons là et que nous pouvons moduler au gré de nos envies.

Nous avons fait le choix tout d’abord d’aménager nos combles et comment vous dire qu’on partait de zéro. Pas d’isolation, pas de sol, pas de cloisons. Si bien qu’il m’a été longtemps difficile de me projeter malgré les plans, des traçages au sol. Bref, on partait du néant total ! Heureusement qu’il y avait quand même un toit.

Nous avons décidé de créer une chambre pour Bébé Bouille, une chambre pour Piou, une salle de bain, un dressing pour les filles, un lieu de stockage et une petite mezzanine.

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Une dalle devait être faite au sol (un ragréage je crois) mais comme le dénivelé était trop important, il y a eu une remise à niveau.

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Il y a eu l’ouverture de notre plafond. Ce soir en rentrant du boulot j’ai cru faire une syncope : mon salon tout bâché, de la poussière partout et surtout un trou béant !!!

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A l’heure qu’il est aujourd’hui :

  • Les cloisons sont posées à l’étage ce qui me permet désormais de me projeter et d’imaginer l’emplacement de chaque meuble, chaque petit déco.
  • L’électricité est passée
  • Le carrelage de la salle de bain des filles est posée
  • Le placo, les bandes et la 1ère couche de peinture sont faits

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Nous attendons notre escalier, si tout va bien dans les jours qui arrivent.

C’est une expérience stressante, longue mais nous avons tellement hâte d’investir totalement les lieux, enfin ! Depuis 9 ans, nous nous sentions locataires. Je vous laisse imaginer le nombre de dossiers sur l’ordinateur, les idées piochées sur Pinterest, les paniers fictifs sur les sites de déco.

Ça vous dit que je continue de partager avec vous cette folle aventure ? Nos idées d’aménagement , de déco ?

Besoin de renouveau …

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Je vous avais promis et puis … c’était plus compliqué qu’il n’y paraissait ! Je n’ai pas forcement l’envie de vous raconter le pourquoi. Mon souhait est de ne pas jouer la carte du pathos avec vous … Mais nous avons eu encore des moments difficiles à vivre. Il y a une semaine tout juste, j’étais aux obsèques de K. 36 ans, épouse et maman de 2 petites filles …

4 décès autour de nous en 2 ans. Au moment où chaque fois on pense avancer dans le deuil et …

Mais je vais vous donner des nouvelles de nous – positives

Nos poupettes vont bien :

  • Piou a fêté ses 11 ans, elle est en 6ème depuis septembre … et on sent bien ce cap. On en parle avec les copains et on sourit. Les premières années de nos enfants sont parfois compliquées (les dents, les réveils nocturnes, …) mais l’adolescence mamamia c’est pas mal non plus ! Ces montagnes russes de l’humeur difficiles à gérer pour elle et pour nous. Ces moments où on l’appelle l’attachiante ! Parfois adorable, bavarde, souriante et d’un coup de porte fermée elle devient cette ado enfermée dans son mutisme insatisfaite de tout. C’est compliqué en plus je trouve pour nous car nous sommes dans une situation particulière. 2 personnes ont perdu la vie une à 69 ans et l’autre à 36 ans en 7 mois, un choc pour nous ! Forcement nous n’avons qu’une envie profiter de la Vie 100 000 fois, faire plaisir autour de nous, gâter nos filles … et avec la peur paradoxale d’en faire des enfants pourris gâtés qui ne savent pas apprécier. Heureusement à coté de ça, elle est bien dans ses baskets au collège, a un cercle d’amis, commence à penser à son avenir, à ses souhaits pour plus tard et réclame parfois encore quelques petits câlins, ouf !

  • Bébé Bouille elle, vient d’avoir 3 ans. Ce chiffre qui nous fait dire qu’elle n’est plus vraiment un petit Bébé. Elle fera sa première rentrée en septembre prochain et j’en suis très contente. Ici ils ne prennent pas dès 2 ans et demie et ça correspond à nos souhaits : la laisser évoluer à son rythme sans pression. C’est une vraie bavarde avec déjà une réflexion de petite fille, c’est parfois assez déroutant et touchant ! Elle est chez sa nounou qu’elle kiffe d’amour et d’où elle rapporte tout plein de petits créations, on est fans !

  • L’Amoureux va plutôt bien je trouve. J’avais tellement peur qu’après le décès de sa Maman il ai un gros contre coup, fasse une dépression … C’est vraiment quelque chose qui m’angoissait. Ne plus avoir de parents à 34 ans et être soi même parents. Mais comme pour le décès de son Papa, il a géré. Il a parfois de gros coups de blues, avec des regrets et l’éternelle question : pourquoi … Mais il remonte toujours à la surface. Je suis tellement admirative et amoureuse.

  • De mon coté ça va aussi. Ça va mieux … j’ai eu des centaines de questions qui m’ont mangé la tête ces derniers temps d’où mon absence ici. Je ne savais plus si je devais continuer, tout arrêter, tout supprimer. On a vécu tellement choses qui nous ont fait prendre conscience et ouvert les yeux que je me sentais en décalage avec le reste du Monde. Vous voyez même encore aujourd’hui j’ai du mal à verbaliser ce que je ressens mais j’avance ! Vous avez du remarquer aussi que je me suis créer une bulle, un refuge dans Disneyland. C’est mon – notre échappatoire ! Certains rêvent de plage, de sable fin et nous, on prend plaisir à chaque fois à imaginer notre prochaine visite. On s’y crée des souvenirs merveilleux dont on se souviendra toute notre vie. C’est ça ! Se créer des souvenirs ENSEMBLE pour ne pas oublier que demain tout peut s’arrêter !

Profitons de la vie ….

5 mois plus tard, comment allons nous ?

Je regarde mon historique … juin 2018.

5 mois que je n’ai pas laissé un mot ici. Pas que je n’avais plus rien à dire, juste que je ne savais plus comment faire. 1000 et 1 pensées dans une journée et pourtant le syndrome de la page blanche devant une feuille, devant mon ordi.

Comment exprimer ce que j’ai vécu, ce que nous avons vécu pendant tout ce temps.

Je vous ai quitté en me livrant complétement à poil, sans filtre. Je vous parlais de cette opération, cette délivrance que j’attendais tant … et qu’il n’a pas eu lieu au jour d’aujourd’hui.

Vous allez me dire : mais pourquoi ? (Et intérieurement cette question qui me hante, celle dont j’ai peur que vous pensiez tous : Tu t’es dégonflée ???)

Et bien non, c’est bien plus complexe que cela … Il y a eu tellement de paramètres qui se sont additionnés. Tout d’abord mon travail. Pendant mon parcours pour l’opération j’étais en contrat dans un multi accueil jusqu’à fin juillet. Nous avions alors convenu avec le chirurgien d’une date début août puisque j’étais en vacances pendant un mois et que je n’avais pas de contrat de travail pour la suite.

Sauf que :

  • Je n’ai pas eu l’accord de la sécu à temps, je l’ai reçu mi août … et si pas d’accord et bien logiquement pas d’opération
  • Et surtout début janvier 2018 j’avais postulé pour un poste dans la crèche dans laquelle je rêvais de travailler et qu’à l’époque il n’y avait pas de poste de disponible. Et puis un jour le coup de téléphone qui m’a mis des papillons dans le ventre, on me proposait un poste pour fin août à temps plein ! Impossible pour moi de refuser cette offre que je rêve d’avoir depuis que j’ai mon diplôme. J’en parle quand même à mes futurs supérieurs à la crèche bien sûr mais aussi à la mairie qui m’emploie. Je préfère être transparente et ne souhaite pas qu’ils l’apprennent par bruits de couloir. Je ne reçois que des paroles bienveillantes.

Intérieurement je suis heureuse pour mon travail et à la fois tellement si mal de ne pas aller au bout de l’opération. Tout le monde me répète alors que : ce n’est pas un abandon mais juste quelque chose qui aura lieu plus tard. Mais pour être honnête je pense souvent à « si j’avais été opéré en août à quoi je ressemblerais maintenant ? Combien aurais je perdu de kilos ? 15 ? 20 ? …  » Parallèlement je vois ma Tante opérée d’un by pass en mars, fondre comme neige au soleil, je suis contente pour elle aussi dur que de ne pas être envieuse. Et pourtant Dieu sait que je déteste ce sentiment !

Et puis malgré moi, comme je l’ai dis un peu plus haut, la peur. La peur de ce que les gens vont penser, vraiment ! Je m’en veux d’ailleurs à cet instant d’en avoir parlé publiquement. Tout le monde était derrière moi et j’ai l’impression de les décevoir. Ça vous parait peut être fou mais je le ressens comme cela.

Un autre événement est arrivé dans notre vie alors qu’on ne s’y attendait tellement pas. La maman de l’Amoureux est décédée cet été, le 9 Août d’un cancer foudroyant. Le 13 juillet le corps médical prononçait pour la 1ère fois le mois cancer, je vous laisse calculer la rapidité à laquelle la maladie l’a emporté.

Nous avons vécu des moments tellement insoutenables que je ne le souhaite même pas à ma pire ennemie. Je savais pourtant que le cancer était la pire des merdes. Dès le début je n’ai pas voulu lâcher l’Amoureux. On est comme ça, fusionnels. Il est un peu ours, j’ai un caractère de cochon mais on sait que l’on peut compter l’un sur l’autre. Alors on s’est organisés avec nos boulots, dès que je finissais mon taf je le retrouvais au sien pour que lui dorme pendant que je conduisais. Mes parents nous ont été d’une aide précieuse, comme toujours !! Merci encore à vous 2 si vous passez par ici ❤ Et puis il y a eu les potes avec leur sms à toute heure de la nuit, proposant de nous prendre les filles pour nous soulager, leurs câlins. Certains aussi ont brillé par leur absence …

Mais à ce moment là, notre force c’était nous. On a tout vécu ensemble. Je ne l’ai jamais laissé du premier rdv dans ce bureau où nous avons entendu pour la première fois les mots : soins palliatifs, soins de confort. Parler de ses volontés alors qu’elle ne les avait jamais verbalisé. Répondre à la question : quelle tenue le jour où elle partira.

Elle est encore là et on nous demande de penser à l’après. Tout nous parait si irrél tout comme la personne qui se trouve devant moi. Je ne la reconnais pas, rongée par la maladie. Seul son regard me trouble, elle nous fixe mais ne peut plus parler. Qu’en est il de sa tête ? Est ce qu’elle ressent ce qui se passe ? Est ce qu’elle souffre ? Le personnel médical nous affirme que non, tout est fait pour la soulager.

De visite en visite son état se dégrade, la tumeur devient de plus en plus visible même sous les pansements. Elle n’est plus consciente, alitée et reliée à la pompe à morphine et d’autres produits dont j’ai oublié le nom. J’ai du mal à la toucher, je caresse sa main du bout de mes doigts et j’ai tellement de peine. Elle me fait de la peine.

On lui met de la musique, toujours le même CD

Je n’ai jamais été proche de ma belle mère. Je n’ai pas toujours compris ses choix de femme, de mère et pourtant j’ai un énorme respect pour cette femme là, devant moi. J’ai de la peine aussi pour mon Amoureux qui a perdu son Papa dans ses bras en attendant l’arrivée des pompiers. A nouveau il doit gérer, encaisser.

Notre dernière visite sera la pire pour moi, pour nous. Nous arrivons devant sa chambre, nous entrouvrons la porte, elle est étendue sur son lit … comme si. Si bien que tout de suite on cherche le moindre mouvement de son thorax. Sa respiration est tellement difficile, et lui demande un tel effort qu’elle s’arrête de respirer quelques minutes. C’est la première fois mais je fais une crise de panique, en pleurs. Je n’arrive pas à franchir la porte. Je pleure dans le couloir, je croise les regards du personnel un peu démuni. Je réessaie de rentrer dans la chambre mais à nouveau je ne peux pas.  J’ai envie de lui donner de l’air, ça me fait tellement de mal. J’ai l’impression qu’elle agonise. C’est inhumain … L’Amoureux lui est en colère. Il ne supporte plus de la voir dans cet état, supplie son Papa de venir la chercher. On parle avec le corps médical, ils sont tous doux même certains émus par la situation. Ils nous expliquent encore et encore les soins palliatifs … Le droit de mourir dans la dignité, on en est loin en France.

Nous rentrons à la maison, le lendemain c’est mon beau frère qui passe la voir. Son état s’est encore dégradé. Pire que comme nous l’avons vu c’est possible ? Il faut croire que oui, elle est recouverte d’un drap pour cacher que ce maladie ronge. Elle aura attendu de voir son 2ème fils pour s’éteindre dans la nuit à 69 ans …

33 ans et mon Amoureux n’a plus de parent, je suis orphelin m’a t’il dit …

Tout s’est enchaîné : le choix du cercueil, d’une plaque, de photos, les obsèques, les textes … tous pris dans un tourbillon. Il a fallu en parler aussi aux enfants mais surtout au Piou. On a eu du mal. On n’a jamais employé le mot cancer mais on ne lui a jamais caché qu’elle était malade, très malade. 2 décès pour elle à vivre en 18 mois. Du haut de ses 11 ans ça faisait beaucoup ! Alors on a proposé sans jamais rien imposé de s’investir dans les obsèques, de venir (chose que j’avais refusé à tort je crois bien pour ma grand mère, souhaitant la préserver) à l’enterrement, d’écrire un mot, de parler à l’église.

Elle a géré, super bien gérée. Je crois que d’avoir sa cousine d’une même âge l’a énormément aidé. Elles se sont boostées l’une et l’autre et ont réussi à lire leur texte à l’église. Texte qui m’a arraché les tripes, mes tripes de Maman. Mais encore une fois on a pu compter sur nos copains venus pour nous soutenir. 4h de route juste pour être là, pour nous. De voir leur voiture se garer devant l’église m’aurait fait pleurer des litres et des litres de larmes.

Depuis ?

On a l’impression d’avoir tellement changé. On tente de faire le mieux autour de nous, de profiter de chaque instant. Même si on continue de râler pour des broutilles, je vous rassure. On a fait du tri aussi même si ça fait mal et que le manque est parfois là pour certaines personnes. Je ne demande pas la pitié mais je ne sais pas comment on peut ne pas être présent dans ces circonstances.

On essaie de ne pas s’accrocher à ce qui fait mal et on essaie de réaliser nos rêves un à un et ça prendra le temps que ça prendra.

5 mois c’est court et long à la fois mais aujourd’hui ça m’a fait du bien de vous en parler ♥

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Je me mets à nu … {chirurgie}

Plusieurs jours voir plusieurs semaines que mon article est là, quelque part dans les brouillons. Beaucoup d’appréhension que d’enfin annoncer ce qui ressemble pour moi à une renaissance. Peur du jugement je l’avoue … Vous êtes toujours bienveillants dans vos petits mots mais cette peur viscérale ne me lâche pas.

Vous êtes plusieurs à l’avoir compris à demi mots à travers mes publications. Après avoir réfléchi pendant 8 ans, après avoir eu envie, après avoir eu peur, après m’être dégonflée en 2010, après avoir perdu 30 kilos toute seule, après avoir tout repris et bien plus, après mille et une questions, après avoir pleuré tant de fois seule et étouffé mes larmes, …

J’arrive enfin à la fin de mon parcours en vue d’une chirurgie bariatrique. Bariatrique c’est quoi ce nom barbare ? Derrière ce mot se cache un nom que je n’aime pas des masses (!) : l’obésité. Appelons un chat, un chat …

Certains vont peut être tomber de haut en me disant mais pourtant sur tes photos, on ne dirait pas. Sauf que ! Soyons honnêtes on le fait quasiment tous. Prendre la photo comme ci – comme ça parce que c’est notre meilleur profil, de haut parce qu’on ne voit pas le double menton … Mon vrai moi c’est lui …

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Des joues trop rondes que même le maquillage n’arrive pas à sculpter, un double menton qui me complexe et me ferait porter des écharpes en pleine canicule, des bras inqualifiables, des bourrelets, de la peau en trop mais surtout beaucoup trop de kilos.

Ces kilos que je trimballe depuis tant d’années avec le sourire enfin … devant les autres. Le psy m’a sorti ce soir :  » Vous êtes jolie, vous présentez bien, ça se voit que vous prenez soin de vous. Vous pensez qu’on ne peut pas être jolie en étant grosse ?  » Ce à quoi j’ai répondu :  » Celle que vous avez devant vous c’est une apparence, elle est souriante avec ses artifices : une combinaison tropicale, un rouge à lèvres rose, de jolies boucles d’oreilles mais nue seule avec elle même c’est autre chose » – Il n’a pas répondu …

Mon corps n’est que fardeau … à 33 ans. Il m’emprisonne, me privant de petits bonheurs simples de la vie. J’ai eu une grosse prise de conscience il y a quelques mois alors que j’étais en vadrouille dans les rues de Blois avec l’Amoureux et mon beau frère. Nous avons remonté l’escalier Denis Papin pour ceux qui connaissent … et bien j’ai cru, littéralement, mourir. Mon cœur battait si fort, je n’arrivais pas à trouver ma respiration et ma tête, ma tête j’ai cru qu’elle allait exploser tant la pression était forte. Je me suis battue pour rester digne mais je n’avais qu’une envie m’effondrer sur le sol.

Ce n’est qu’un exemple mais je n’arrive pas non plus à faire une balade en vélo avec les filles, les sièges dans les parcs d’attraction sont limites pour mon fessier et mes cuisses. Dit comme ça je suis sûre que ça vous fait sourire mais c’est si douloureux.

Si douloureux aussi de ne pas pouvoir s’habiller comme on le souhaite. Vous savez ce rayon au fond du magasin, sur 10m3 toute juste éclairé avec au choix du noir, du blanc ou du gris. J’exagère à peine ! Heureusement certaines marques font de véritables efforts mais moi ça ne me suffit plus. Je veux profiter de ma vie de femme, je ne veux pas regretter ! Je veux rendre mes filles fières de leur Maman même si Piou me dit plein d’amour : « Tu es belle Maman, belle comme tu es »

Je ne vous dirais pas que je n’ai pas peur, ce n’est pas vrai mais pourtant je suis sûre de moi. Cette fois je veux aller jusqu’au bout. Cette opération n’est pas une baguette magique, les vieux démons seront toujours là et il faudra continuer à se battre. J’aurais peut être des coups de mou, des douleurs mais encore une fois je me sens prête à affronter tout ça pour m’offrir une vie meilleure, nous offrir une vie meilleure.

Ce soir, je me suis mise à nu

Ce soir, vous savez …

Petite supportrice – sucette Luc & Léa pour la coupe du Monde

L’Amoureux est un mordu de Foot, c’est un secret pour personne. Perso ce n’est pas ma tasse de thé mais je dois avouer que c’est une excuse de plus pour passer des soirées apéro-pizzas avec les copains en semaine pendant la coupe du Monde (ce qui arrive très rarement en temps normal avec nos rythmes de boulot).

On prend le temps, on prépare des petits trucs à grignoter, on sort les petits drapeaux et on met quelques peintures sur les joues – histoire de se mettre dans l’ambiance.

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Cette année j’ai trouvé pas mal de petites bidouilles chez Action dont le petit survet’ de Bébé Bouille. Elle est trop fière dedans et moi elle me fait fondre. Je vous passe la fierté du Papa hihi !

Choisis comme famille ambassadrice nous avons eu la chance de recevoir de la part de la marque Luc & Léa, une sucette en édition limitée spéciale Foot ! Il existe plusieurs modèles, Bébé Bouille a reçu la 100% Foot

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Sa collerette exclusive incurvée et aérée évite les irritations et rougeurs dues au contact prolongé de la salive sur la peau.

La téterelle en silicone, développée avec des experts, s’adapte parfaitement aux palais des bébés et respecte le développement harmonieux des gencives et des dents :

  • Collerette et bouton en tritan, matériau très résistant, garanti sans BPA
  • Sucette fabriquées en Europe
  • Conforme à la norme européenne EN 1400

Je suis fan de son design et des petites étoiles qui permettent l’air de circuler. Celle ci on va la garder précieusement dans sa boîte à souvenirs en espérant que la France nous réserve la même surprise qu’en 1998.

Si vous voulez vous faire plaisir ou plaisir au Papa, elles sont à un prix tout mini de 3€95

J’ai tendance à l’oublier pour moi personnellement (et du coup je rate plein de cadeaux !) mais la marque Luc et Léa fait partie du programme de fidélité Hi Mums ! C’est à dire que pour chaque biberon, sucette, ou tout autre article de la marque vous cumulez des points (papillons). 22 papillons = 1 cadeau à choisir !

Encore merci à Luc & Léa et Allez les bleus !